Dans le journal d’un coopérant – Martin Gignac, Showbizz.net
Journal d’un coopérant… un sujet chaud - Michelle Coudé-Lord, Canoë
Robert Morin, Double visage - Odile Tremblay, Le Devoir
C’est bien meilleur le matin – Première Chaîne http://bit.ly/aGNHZD (à 19:52)
@malussier: «Toucher le spectateur, ça veut pas dire le faire pleurer et lui donner un happy end». Mon entrevue avec Robert Morin. – Marc-André Lussier, La Presse
Voici mes impressions et commentaires sur le film « Journal d’un Coopérant »
Je suis retraité depuis quelques années et j’ai profité de cette période de ma vie pour réaliser ce dont j’avais rêvé depuis longtemps c’est-à-dire faire de la coopération internationale afin de partager mon savoir avec des personnes aussi intelligentes que tous les blancs mais simplement démunies de moyens.
Nous avons donc décidé mon épouse et moi de partir pour l’étranger. Sous l’égide de 3 ONG différents nous avons fait l’Amérique du Sud, 2 ans, l’Afrique, 3 ans dont 2 ans en Afrique de l’Ouest et 1 ans en RDC « Congo » et finalement 2 mois à Haïti.
Ce soir en regardant « Journal d’un Coopérant » dès les premières images, je me suis retrempé avec grand plaisir en Afrique.
J’ai constaté que plusieurs séquences sont réelles. Par exemple lorsqu’on voit la réunion des 5 ou 6 membres d’un organisme qui discutent du partage du prochain budget et qui se fouent éperdument de couper les dépenses mais qui veulent tout avoir peu importent les besoins, en tant qu’ex chef de projet, j’ai déjà vécu de telles situations avec des ONG qui ne se soucient pas de la provenance de l’argent. J’ai côtoyé plusieurs de ces gens qui ont un manque de loyauté professionnelle flagrant.
Autre mise en situation réelle est à noter. Lors d’une réunion de 3 blancs dans un café, l’un d’eux commande du foufou « genre de pâte alimentaire » mais avant de manger cette pâte il en fait la répartition comme les argents sont répartis lors de projets. Il sépare cette pâte en faisant de petites boulettes selon le partage, réunie certaines de ces boulettes pour en faire 3 boules différentes et dit voici comment ces sommes sont distribuées : 5% va au petit peuple, 10% aux ONG et 85% dans les poches des organismes et des gouvernements Ce partage est très vrai et est un reflet exact de ce que les pays pauvres vivent au quotidien, à quelques poussières près.
En troisième lieu, on peut voir une scène ou des personnes, de simples paysans se partagent un repas de riz, rien de plus parce qu’ils n’ont rien de plus a manger. La scène suivante nous montre la réunion de personnalités supposément importantes qui célèbrent la fête du Canada ce 1er juillet à l’ambassade du Canada dans ce même pays. Ces gros lards on une table très bien garnie et débordante des meilleurs mets que l’on puisse imaginer et présenter avec les plus belles cérémonies accompagnée de vins de très bonne renommée.
Un fait reste obscur et incorrect. On présente au coopérant les employés de service qui lui seront affecté dont la cuisinière laquelle est accompagnée de sa jeune fille âgée d’environ 13 ans. Le coopérant par un long cheminement et par des cadeaux de plus en plus valeureux s’assure de la présence quotidienne de cette fillette jusqu’au jour ou il fini par la violer. Cette chose m’a déplu parce que ce passage ne reflète pas la vérité. Je considère que ce cas n’est peut-être pas exceptionnel mais peut être qualifié de rare. Il faut admettre que la très grande majorité des blancs qui séjournent un certain temps en Afrique on presque tous une copine noire qu’ils finissent par abandonner au retour dans leur pays.
J’ai bien aimé ce film documentaire parce qu’il nous montre es vrais côté de la coopérations internationale à un haut niveau Toutefois il n’en est pas de même pour les coopérants volontaires qui partent sur le terrain avec le cœur plein de bonne volonté.
Personnellement je donne une de 3 sur 5
Jean-Guy Bourbonnais
Varennes
Ex coopérant volontaire et chef de projets
Tout à fait d’accord avec les commentaires de Bourbonnais. Excellent film (j’ai plus de 30 années d’expérience en coopération internationale à divers titres (de «spécialiste» à «diplomate»). Il y aurait beaucoup de précisions à ajouter, mais il ne s’agit pas d’un documentaire technique. Moi aussi, j’ai trouvé que le comportement pédophiliaque du coopérant dérange trop et crée un incomfort mal à propos, surtout lorsque monté en épingle à ce point. La fornication est en effet très présente en coopération mais pourquoi la pédophilie et pourquoi lui donner tant d’importance alors que le mal du «développement » mériterait toute la place?
À quand une projection à Gatineau où on retrouve le si`ge de l’ACDI et toute une population s’activant en coopération.