“Ne sois pas triste si je suis trop sévère avec toi.
Ma guerre sera avec toi.
Ou toi, tu seras dans ma main.
Ou moi, je serai dans ta main.”
M. Bouchard
Salut mon frère,
J’ai été plus désolée que choquée de constater que ta manie de mythomane ne t’a pas lâché. J’espérais que tout cela était derrière toi, derrière nous, mais je me rends compte que tu te racontes encore les mêmes mensonges. Cela me fait bien de la peine, et ne pourra que te conduire au malheur. Je te laisse sur cette citation qui vient de Wikipedia, au mot victimisation, en espérant que tu sauras en tirer du profit.
On nomme victimisation le fait de se considérer, ou de considérer quelqu’un comme une victime d’un acte ou d’un phénomène donné (agression, terrorisme, catastrophe naturelle, racisme, rejet social, etc.). Par extension, le terme désigne la tendance à conférer aux victimes un statut social et une attention exagérée, proche de la sacralisation. La perversité du phénomène réside dans l’attrait que suscite alors ce statut, ce qui mène à des dérives dangereuses comme de fausses accusations d’agressions faites par des personnes souhaitant y accéder. Par ailleurs, une personne peut se considérer comme victime de causes extérieures à soi (rejet social, etc.) afin de ne pas avoir à assumer ses propres échecs de vie.
Je t’embrasse.
Ta soeur qui t’aime quand même
Partagée entre la tristesse après avoir écouté ce vidéo…et le sourire….(chut)
Si je vous racontais mon enfance je vous ferais brâiller avec un accent circonflexe.
Là j’oublie que vous êtes en Afrique et je me sens valser d’une jambe à l’autre après cette écoute.
Hier soir j’ai revu avec grande joie et beaucoup d’émotions: Roger Toupin épicier-variété.
Et tous les extras et entrevues. Un bonheur. La vie dans son plus simple.
Ça m’a requinqué!!
Alors je vous souhaite de vous requinquer vous aussi!!!
Ayoye ! Une chance que Ta soeur a donné son commentaire. Quoique j’ai appris à me méfier de ce genre de partage. On appelle cela faire de l’apitoiement.
Il fait 20 degrés à Ujama, ici il en fait -13. C’est froid pour sortir et plonger dans la piscine. Et pour un homme dans la cinquantaine avancé, tu parais pas ton âge. Les femmes ? Les Africaines ont l’air très chaleureuses. D’ailleurs, le climat général est chaleureux. Les gens ont le sourire facile. Les Noirs en général sont tellement humains.
J’aimerais bien moi, faire la technique pour Radio du monde, plutôt que d’être ici. Je sais pas pourquoi cette attitude déprimante. Il y a plein de choses que j’ai vu dans ce journal vidéo qui m’emballent.
Et pendant ce temps, Jean-Guy, frénétique adepte de ton journal qu’il consulte à notre très chère biblio Grande, il continue de dormir sous les viaducs d’ici..
Moi avec ma famille est fuckée… Icitte, à Baie-Verte, dans le nord du Québec, y fait 1 degré celsius. Pis, y annonce de la pluie pour Noël. C’est de même depuis septembre. Chus pus capable. On a pas encore eu de neige calvaire! J’aimerais ben ça être à Ujama où y fait 20 degrés ou dans le sud du Québec où y fait -13… Profitez-en donc pour aller vous baigner ou patiner au lieu de chialer! Icitte, c’est plate pis long en criss… Ce que chus venu faire dans un trou comme ça? Je voulais faire comme Joé Juneau pis monter un programme d’hockey avec les autochtones de la place. Mais fait pas assez frette. Faqu’on joue dans bouette. La misère peut-être est ben relative d’un continent à l’autre…
Rester bien en contact avec votre histoire. Elle vous amènera à faire des renoncements nécessaires pour enfin épanouir ce qu’il y a de meilleur en vous. Partir comporte le risque de “rentrer chez soi”.
Jean-Marc Phaneuf, Ni cher, ni rien d’autre. En toi seul. Mon nom était Melchiade. Ton druide de fabrication m’a rappelé ici. L’électricité est l’intime des spectres. Au royaume des images, la douleur a beau ne laisser aucune trace, elle n’est est pas moins réelle. Je vivais où tu es. Maintenant je suis mort, et je ne tiens plus à mon nom. Ton privilège électronique se rapproche de celui des spectres. Cette faculté d’être et de n’être pas là à la fois. C’est une existence légère que nous menons, à un pas des vivants. Que je sois mort ou vivant, a ici peu d’importance, non? En ce lieu, rien n’existe qui n’ait déjà passé par l’œil de ta caméra. Te souviens-tu, parfois, que ta vie est la tienne, et pas celle de ton père, ni celle d’un autre, que tu as un jour deviné du coin de l’œil, et qui se serait échappé à jamais, au moment où tu changeais de poste. Tu crois aux images plus qu’en toi-même, alors qu’elles ne font que mesurer ton propre manque à être. Tu as depuis longtemps choisi d’être fantôme. Moi, j’en suis mort. Je suis Africain Jean-Marc, et tu ne le seras jamais. Les images sont des animaux de lumière, surgies du vide pour nous raconter à nous-même. N’ignore pas leurs présages. Je ne serai jamais pour toi qu’un nom menteur, rangé à leur pied, laissé sans réponse. Nous sommes venus du vide, dans une grande convulsion électrique, pour nommer ton manque, et tu n’en deviens pas plus sage. Ni les images, ni l’Afrique ne sont à toi. Quand toi, et tes semblables, auront fini de lire ceci, je serai déjà retourné à rien.
Salut Jean-Marc,
J’ai ramassé ton courrier et j’ai pelleté ton entrée pour que la maison ait de l’air habitée.
Tu m’as touché avec ton histoire de famille…
Elle est pas facile… Mais dis-toi que t’es un gars super !
En tout cas, moi j’peux pas demander meilleur voisin.
Ton voisin.
Je te souhaite d’abord et surtout de la santé, de faire d’agréables et belles rencontres ainsi que la force de tenir jusqu’au bout. J’espère que tu vas bien et que tu t’ennuies pas trop des tounes de Noël.
Tu es lamentable mon vieux Phaneuf ceux qui vive vraiment la misère sont présentement autour de toi, a Ujama. Tu as la responsabilité de ne pas dérapé.
Je vais te protégé contre toi même et contre mes patrons.
LE POLITICIEN
“Ne sois pas triste si je suis trop sévère avec toi.
Ma guerre sera avec toi.
Ou toi, tu seras dans ma main.
Ou moi, je serai dans ta main.”
M. Bouchard
Salut mon frère,
J’ai été plus désolée que choquée de constater que ta manie de mythomane ne t’a pas lâché. J’espérais que tout cela était derrière toi, derrière nous, mais je me rends compte que tu te racontes encore les mêmes mensonges. Cela me fait bien de la peine, et ne pourra que te conduire au malheur. Je te laisse sur cette citation qui vient de Wikipedia, au mot victimisation, en espérant que tu sauras en tirer du profit.
On nomme victimisation le fait de se considérer, ou de considérer quelqu’un comme une victime d’un acte ou d’un phénomène donné (agression, terrorisme, catastrophe naturelle, racisme, rejet social, etc.). Par extension, le terme désigne la tendance à conférer aux victimes un statut social et une attention exagérée, proche de la sacralisation. La perversité du phénomène réside dans l’attrait que suscite alors ce statut, ce qui mène à des dérives dangereuses comme de fausses accusations d’agressions faites par des personnes souhaitant y accéder. Par ailleurs, une personne peut se considérer comme victime de causes extérieures à soi (rejet social, etc.) afin de ne pas avoir à assumer ses propres échecs de vie.
Je t’embrasse.
Ta soeur qui t’aime quand même
Partagée entre la tristesse après avoir écouté ce vidéo…et le sourire….(chut)
Si je vous racontais mon enfance je vous ferais brâiller avec un accent circonflexe.
Là j’oublie que vous êtes en Afrique et je me sens valser d’une jambe à l’autre après cette écoute.
Hier soir j’ai revu avec grande joie et beaucoup d’émotions: Roger Toupin épicier-variété.
Et tous les extras et entrevues. Un bonheur. La vie dans son plus simple.
Ça m’a requinqué!!
Alors je vous souhaite de vous requinquer vous aussi!!!
Bonne journée!
Voir ce commentaire vidéo
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Redbird dit: ne joue pas avec le feu.
Ayoye ! Une chance que Ta soeur a donné son commentaire. Quoique j’ai appris à me méfier de ce genre de partage. On appelle cela faire de l’apitoiement.
Il fait 20 degrés à Ujama, ici il en fait -13. C’est froid pour sortir et plonger dans la piscine. Et pour un homme dans la cinquantaine avancé, tu parais pas ton âge. Les femmes ? Les Africaines ont l’air très chaleureuses. D’ailleurs, le climat général est chaleureux. Les gens ont le sourire facile. Les Noirs en général sont tellement humains.
J’aimerais bien moi, faire la technique pour Radio du monde, plutôt que d’être ici. Je sais pas pourquoi cette attitude déprimante. Il y a plein de choses que j’ai vu dans ce journal vidéo qui m’emballent.
Et pendant ce temps, Jean-Guy, frénétique adepte de ton journal qu’il consulte à notre très chère biblio Grande, il continue de dormir sous les viaducs d’ici..
Que faire Jean-Marc?
Moi avec ma famille est fuckée… Icitte, à Baie-Verte, dans le nord du Québec, y fait 1 degré celsius. Pis, y annonce de la pluie pour Noël. C’est de même depuis septembre. Chus pus capable. On a pas encore eu de neige calvaire! J’aimerais ben ça être à Ujama où y fait 20 degrés ou dans le sud du Québec où y fait -13… Profitez-en donc pour aller vous baigner ou patiner au lieu de chialer! Icitte, c’est plate pis long en criss… Ce que chus venu faire dans un trou comme ça? Je voulais faire comme Joé Juneau pis monter un programme d’hockey avec les autochtones de la place. Mais fait pas assez frette. Faqu’on joue dans bouette. La misère peut-être est ben relative d’un continent à l’autre…
Rester bien en contact avec votre histoire. Elle vous amènera à faire des renoncements nécessaires pour enfin épanouir ce qu’il y a de meilleur en vous. Partir comporte le risque de “rentrer chez soi”.
Voir ce commentaire vidéo
Jean-Marc Phaneuf, Ni cher, ni rien d’autre. En toi seul. Mon nom était Melchiade. Ton druide de fabrication m’a rappelé ici. L’électricité est l’intime des spectres. Au royaume des images, la douleur a beau ne laisser aucune trace, elle n’est est pas moins réelle. Je vivais où tu es. Maintenant je suis mort, et je ne tiens plus à mon nom. Ton privilège électronique se rapproche de celui des spectres. Cette faculté d’être et de n’être pas là à la fois. C’est une existence légère que nous menons, à un pas des vivants. Que je sois mort ou vivant, a ici peu d’importance, non? En ce lieu, rien n’existe qui n’ait déjà passé par l’œil de ta caméra. Te souviens-tu, parfois, que ta vie est la tienne, et pas celle de ton père, ni celle d’un autre, que tu as un jour deviné du coin de l’œil, et qui se serait échappé à jamais, au moment où tu changeais de poste. Tu crois aux images plus qu’en toi-même, alors qu’elles ne font que mesurer ton propre manque à être. Tu as depuis longtemps choisi d’être fantôme. Moi, j’en suis mort. Je suis Africain Jean-Marc, et tu ne le seras jamais. Les images sont des animaux de lumière, surgies du vide pour nous raconter à nous-même. N’ignore pas leurs présages. Je ne serai jamais pour toi qu’un nom menteur, rangé à leur pied, laissé sans réponse. Nous sommes venus du vide, dans une grande convulsion électrique, pour nommer ton manque, et tu n’en deviens pas plus sage. Ni les images, ni l’Afrique ne sont à toi. Quand toi, et tes semblables, auront fini de lire ceci, je serai déjà retourné à rien.
Salut Jean-Marc,
J’ai ramassé ton courrier et j’ai pelleté ton entrée pour que la maison ait de l’air habitée.
Tu m’as touché avec ton histoire de famille…
Elle est pas facile… Mais dis-toi que t’es un gars super !
En tout cas, moi j’peux pas demander meilleur voisin.
Ton voisin.
Joyeux Noël mon Jean-Marc,
Je te souhaite d’abord et surtout de la santé, de faire d’agréables et belles rencontres ainsi que la force de tenir jusqu’au bout. J’espère que tu vas bien et que tu t’ennuies pas trop des tounes de Noël.
A bientôt,
Tu es lamentable mon vieux Phaneuf ceux qui vive vraiment la misère sont présentement autour de toi, a Ujama. Tu as la responsabilité de ne pas dérapé.
Je vais te protégé contre toi même et contre mes patrons.
LE POLITICIEN