Phaneuf ce centre de santé est malade. Il a besoins de toi, de nous.
Réveille toi j’attends de tes nouvelles. Ensemble nous avons une contribution a faire pour sauver cette petite partie de la planète.
LE POLITICIEN
Tu sais Jean-Marc la castastrophe naturel qui affecte Haïti aujourd’hui est malheureuse.
Cependant je ne peux faire autrement que de penser a l’aide internationnale que ce pays a reçus dans les dernières décennies, a quel point ce pays est tristement un exemple de coruption, de mauvaise utilisation etc…des ONG et des coopérants.
Une question a toute sa pertinence pourquoi le pays voisin la République Dominicaine, qui partage la même île, semble quotidienne vivre autrement ?
LE POLITICIEN
Bobrinmo, tu poses une question qui nécessiterait une réponse de 500 pages.
1- Le péché original
Haïti a commis un péché très grave: Des esclaves nègres, en 1804, ont osé faire l’indépendance du pays! Pendant 100 ans, Haïti a dû rembourser une dette, équivalente à la moitié de son budget national, à la France pour dédommager les pauvres esclavagistes et leurs descendants. Pendant ce temps, il y a eu un boycott économique par les pays occidentaux. Ça a été un très bon départ! Intérieurement, si les anciens esclaves ont eu un projet d’indépendance, c’est pas évident qu’ils aient eu un projet de pays (c’est mon opinion personnelle).
2- La guerre froide (capitalisme vs communisme)
Sous prétexte de se prémunir du démon communiste qui ne croit pas en Dieu, les Etats-Unis ont soutenu et maintenu des régimes dictatoriaux sanguinaires dans toute l’Amérique latine, dont le triste et célèbre papa Doc en Haïti. Jusqu’à l’arrivée de ce monsieur, Haïti, bien que pauvre, s’en tirait quand même. Une ‘culture’ de la violence, de l’arbitraire, de la perversité, de la corruption, du gain de l’argent par tous les moyens, du nom respect des droits humains s’est développée. Malgré le départ des Duvalier, les traces de cette ‘culture’ perdurent. D’autre part, beaucoup de professionnels ont dû prendre la fuite.
3- Les 4H
Une industrie touristique, vers la fin de l’époque de Jean-Claude Duvalier, commençait à fleurir.
L’excellente communication de la Croix-Rouge a mis les Haïtiens parmis le groupe du SIDA. Les touristes ont aussitôt fui Haïti (mais pas la Californie). Depuis, c’est Cuba et la République dominicaine qui ont pris la relève des Québécois en manquent des rayons chauds du soleil. Le tourisme est mort en Haïti.
4- L’ajustement structurel et le dumping des produits agricoles des pauvres fermiers américains
La Banque mondiale a convaincu tous les pays du tiers-monde de retirer leurs subventions à la production agricole. La ‘libre’ concurrence entre pays riches et pauvres était de rigueur. Un exemple de conséquence pour Haïti, le riz produit par les paysans haïtiens est devenu trop cher par rapport au riz américain (subventionné à grand frais par le gouvernement américain), mettant les petits paysans haïtiens à la faillite.
5- La drogue
Haïti est un carrefour du ‘commerce’ de la drogue vers Miami (probablement Montréal aussi?). Une minorité haïtienne est impliquée dans ce commerce. Elle a intérêt aussi a occupé des postes clés dans le gouvernement pour faciliter ce florissant commerce. Ça prend tout un village pour élever un enfant et un salaud pour le détruire. C’est la même chose pour le peuple haïtien! Il y a des gens bien en Haïti à tous les niveaux qui désirent qu’Haïti aille de l’avant et une minorité de rapaces, avides de l’argent facile.
Ce ne sont que quelques éléments selon moi qui expliquent la difficile situation d’Haïti. Je reviendrais plus tard pour parler des incohérences de l’aide internationale.
Et si je peux rajouter quelque chose après ce long mais ô combien judicieux commentaire de Babiche, c’est que les gouvernements qui se sont succédés (papa Doc, baby Doc, Aristide et Préval) se sont toujours comportés de façon indécemment indifférents aux problèmes environnementaux du pays. Haiti est l’un des pays les plus sérieusement endommagés sur le plan écologique (déforestation extrême, sols soumis à une grave érosion, etc.), et les quelques rares initiatives écologiques ont été détournées à des fins politiques. Ce qui n’est pas le cas en République Dominicaine. Peut-être que la réponse à la question de Bobrinmo se trouve là, quelque part entre la pauvreté et les arbres coupés…
Phaneuf ce centre de santé est malade. Il a besoins de toi, de nous.
Réveille toi j’attends de tes nouvelles. Ensemble nous avons une contribution a faire pour sauver cette petite partie de la planète.
LE POLITICIEN
Tu sais Jean-Marc la castastrophe naturel qui affecte Haïti aujourd’hui est malheureuse.
Cependant je ne peux faire autrement que de penser a l’aide internationnale que ce pays a reçus dans les dernières décennies, a quel point ce pays est tristement un exemple de coruption, de mauvaise utilisation etc…des ONG et des coopérants.
Une question a toute sa pertinence pourquoi le pays voisin la République Dominicaine, qui partage la même île, semble quotidienne vivre autrement ?
LE POLITICIEN
Bobrinmo, tu poses une question qui nécessiterait une réponse de 500 pages.
1- Le péché original
Haïti a commis un péché très grave: Des esclaves nègres, en 1804, ont osé faire l’indépendance du pays! Pendant 100 ans, Haïti a dû rembourser une dette, équivalente à la moitié de son budget national, à la France pour dédommager les pauvres esclavagistes et leurs descendants. Pendant ce temps, il y a eu un boycott économique par les pays occidentaux. Ça a été un très bon départ! Intérieurement, si les anciens esclaves ont eu un projet d’indépendance, c’est pas évident qu’ils aient eu un projet de pays (c’est mon opinion personnelle).
2- La guerre froide (capitalisme vs communisme)
Sous prétexte de se prémunir du démon communiste qui ne croit pas en Dieu, les Etats-Unis ont soutenu et maintenu des régimes dictatoriaux sanguinaires dans toute l’Amérique latine, dont le triste et célèbre papa Doc en Haïti. Jusqu’à l’arrivée de ce monsieur, Haïti, bien que pauvre, s’en tirait quand même. Une ‘culture’ de la violence, de l’arbitraire, de la perversité, de la corruption, du gain de l’argent par tous les moyens, du nom respect des droits humains s’est développée. Malgré le départ des Duvalier, les traces de cette ‘culture’ perdurent. D’autre part, beaucoup de professionnels ont dû prendre la fuite.
3- Les 4H
Une industrie touristique, vers la fin de l’époque de Jean-Claude Duvalier, commençait à fleurir.
L’excellente communication de la Croix-Rouge a mis les Haïtiens parmis le groupe du SIDA. Les touristes ont aussitôt fui Haïti (mais pas la Californie). Depuis, c’est Cuba et la République dominicaine qui ont pris la relève des Québécois en manquent des rayons chauds du soleil. Le tourisme est mort en Haïti.
4- L’ajustement structurel et le dumping des produits agricoles des pauvres fermiers américains
La Banque mondiale a convaincu tous les pays du tiers-monde de retirer leurs subventions à la production agricole. La ‘libre’ concurrence entre pays riches et pauvres était de rigueur. Un exemple de conséquence pour Haïti, le riz produit par les paysans haïtiens est devenu trop cher par rapport au riz américain (subventionné à grand frais par le gouvernement américain), mettant les petits paysans haïtiens à la faillite.
5- La drogue
Haïti est un carrefour du ‘commerce’ de la drogue vers Miami (probablement Montréal aussi?). Une minorité haïtienne est impliquée dans ce commerce. Elle a intérêt aussi a occupé des postes clés dans le gouvernement pour faciliter ce florissant commerce. Ça prend tout un village pour élever un enfant et un salaud pour le détruire. C’est la même chose pour le peuple haïtien! Il y a des gens bien en Haïti à tous les niveaux qui désirent qu’Haïti aille de l’avant et une minorité de rapaces, avides de l’argent facile.
Ce ne sont que quelques éléments selon moi qui expliquent la difficile situation d’Haïti. Je reviendrais plus tard pour parler des incohérences de l’aide internationale.
Et si je peux rajouter quelque chose après ce long mais ô combien judicieux commentaire de Babiche, c’est que les gouvernements qui se sont succédés (papa Doc, baby Doc, Aristide et Préval) se sont toujours comportés de façon indécemment indifférents aux problèmes environnementaux du pays. Haiti est l’un des pays les plus sérieusement endommagés sur le plan écologique (déforestation extrême, sols soumis à une grave érosion, etc.), et les quelques rares initiatives écologiques ont été détournées à des fins politiques. Ce qui n’est pas le cas en République Dominicaine. Peut-être que la réponse à la question de Bobrinmo se trouve là, quelque part entre la pauvreté et les arbres coupés…