Jour 52 : Fête chez les coopérants

Saturday 23 January, 2010, 23h07 à Ujama | 11 commentaires »

Vous devez avoir Flash Player 9 pour visionner les clips.

Bookmark and Share

Commentaires

  1. brisée à vie says:

    Salut Jean-Marc,

    Ouin, y’a pas grand lumière dans votre party. Ça laisse place à l’imagination et aux cochonneries des vieux mon oncles éduqués qui sont là pour sauver le pays. Au fait ? Est-ce qu’il y a des matantes cochonnes éduquées dans tout ce beau monde ?

    Si j’étais dans la même situation que toi et que j’avais un super hot jardinier … sensible au fait qu’un pays comme l’Afrique a besoin de coopérants objectifs, professionnels qui respectent un code d’éthique rigoureux, je ne sais pas comment je résisterais aux avances du beau lutteur.

    En passant, je vais mieux aujourd’hui. Ça vient par vague mes idées suicidaires.

  2. Richard Niel says:

    Bonjour Monsieur Phaneuf,

    Je n’ai pas un autre moyen de communiquer avec vous que de vous faire parvenir ce mail. Je suis dans le désespoir et mon coeur saigne au moment ou je vous fais ce message qui j’espère retiendra votre attention.Je vous contacte aujourd’hui car bien vrai que l’on ne se connaisse pas cela n’empêche ce geste de ma part.

    Je me nomme Monsieur RICHARD NIEL né le 01 Novembre 1952 au CANADA, mais pour une raison particulière, j’ai du être un aventurier à la recherche de je ne sais quoi et je reside en Cote d’ivoire .
    La raison qui me pousse à vous est la suivante:
    Je voudrais passer par votre canal pour faire une oeuvre de charité dans votre département.
    C’est une donation en quelque sorte et elle s’élève à Huit Cent Quarante Cinq Mille Euros (845.000 €)

    Ma situation matrimoniale est telle que je n’ai ni femme et encore moins d’enfants à qui je pourrais léguer cet héritage, et je souffre présentement d’une tumeur maligne du cerveau je suis donc condamné à une mort certaine.

    C’est pour cela que, je voudrais de manière gracieuse et dans le souci d’aider les enfants démunis vous donner ce dit héritage pour réaliser cette oeuvre de charité.Si vous êtes d’accord à faire ce que je vous ai demandé faite le moi savoir .

    Je vous prie d’accorder une oreille attentive à ma proposition car je compte sur votre bonne volonté et aussi le bon usage de ces fonds pour cette oeuvre.

    Fraternellement,
    Mr RICHARD NIEL

  3. peauesie says:

    JM je n’arrive pas à me brancher? un écran noir total. Black out?? ou suis-je mis en pen?
    p.s. lâche pas Brisée… la première étape c’est avoir un désir d’être heureux ou heureuse

  4. Clairette says:

    Lâche pas brisée. La vie navigue entre le noir et le blanc.

    Ici c’est la vidéo qui est brisée.

  5. Babiche says:

    Jean-Marc,

    as-tu déménagé à Port-au-Prince? C’est le ”black out” total…

  6. Clairette says:

    Ah ah non c’était pas de trop…j’espère qu’elle était froide……….

  7. Sophie says:

    Ç’approche pas de la douche froide dont t’as besoin mais bon…

  8. bobrinmo says:

    Bonjour M. Phaneuf
    Simplement pour vous transmettre l’information suivant je ouv écries quelques môts.
    Dorénavant si vous avez besoins d’un contact avec un gouvernement que ce soit celui de Ujama ou du Canada.
    Je serai disponible pour pour vous.
    Mon ex-collègue qui ce fesait appeler ” LE POLITICIEN ” auprès de vous, ne travaille plus avec nous.
    Je crois qu’il est retourné au Canada.

    AGENT CONTACT POUR ONG.
    PIERRE LUC GAMACHE

  9. brisée à vie says:

    Salut Jean-Marc

    J’aime bien le visuel de la piscine. L’effet everybody sploushe. I wish I was your Avatar.

    By the way. Ta chemise Flinstone c’est parfait. Dans une autre vie j’ai joué le rôle de costumière. That shirt is perfect.

    Brisée pour encore pas trop longtemps xxx

  10. John says:

    Il y avait des bouteilles vides de rhum dans ma chambre sans stars de Lima. Je ne fêtais rien; n’étais pas coopérant. Buchant dans le noir un recueil de poésie sur papier calque. Livide d’une gueule de bois, me sentirai mieux après un verre de rhum and coca. En allant chercher des munitions, un film poche me paru un bon break avant d’aller sur mon cheval fou. C’est un ‘’Tabarnac’’, écho d’un chez-nous qui m’amena à dire Allo au lieu de Hola… un Québécois, comme moi, wow, en ligne dans la file. Mon premier contact avec des volontarios… Un nouveau couple. Ils aidaient un bidonville à se vider de la misère. Ils parlaient avec trop de sourire et tentaient de me vendre la lumière. Sans trop savoir pourquoi (solitude?) ils m’invitèrent à me joindre à eux. Bon. J’avais pas fini de perdre le Nord, le Sud s’égrainait, les mots coulaient comme ça et venais de rencontrer une jolie fille de la rue… mais peut-être après (solitude?). Ils me donnèrent l’adresse avant Cast Away.

    Deux semaines plus tard, après deux heures de routes, l’adresse et les calques en mains, je suivis les barbelés, passa les miséreux en ligne aussi jusqu’à la grosse porte de fer encore verte un peu. J’arrive enfin. Volontaire, pas certain. Le Padre-pas de vœux de pauvreté- m’accepte. Ma tâche : m’en trouver une! Mais en premier, le logis… Putain! Un micro-onde! Wow! Une télé cablé! Non! Pas une douche chaude! Ça faisait des semaines que j’avais pas vu ça… volontaire de luxe, un parvenu.

    Bon, à gauche il y a les enfants cutes et malades et ceux avec un bec de lièvre. Les gens s’y étant déjà garochés… à droite les cas adultes, résidents et handicapés… ont compris le système… au centre, personnes s’y rendait, rarement les infirmières, mais masqués et gantés au coudes. Et dans le centre du centre, une chambre humide et verte sans lumière. Et au centre, une momie, quasi bleu, immobile avec une Bible wide open à côté des yeux presque vide. Sida dans la fin. Paraît que c’était un pétard en rentrant.

    Elle avait mon âge, ne parlait pas, plus de morphine pour elle, paraît que ça ne donnait plus rien. 4-5 mois à vivre de plus. Chaque soir j’allais la voir à la pénombre. Après la première fois, j’ai comblé l’impuissance en amenant un recueil de poésie pas transparent : Garcia Lorca. Je lui lisais un poème choisis, lui tenais la main pas trop fort, puis son silence me faisait partir.

    Un soir, je m’étais perdu un peu dans des restes d’Andes. Je pris le prochain poème de Lorca sans savoir. Verde que te Quiero. C’était un peu cochon. Coi il resta. Puis cette strophe en traduction libre :

    Moi je ne suis plus moi
    Ma maison n’est plus ma maison
    Je veux simplement
    Mourir décemment
    Sur mon lit d’acier.

    En plus du reste, elle était ainsi couchée sur son lit d’acier. Et après une autre petite phrases que je croyais olé olé pour le moment. Encore.

    Yo ya no soy yo
    Ni mi casa esta mi casa
    Quiero solemente
    Morir decemente
    In me cama de aciero

    Je ne me souviens plus trop du reste, mais plutôt de la fin du poème, de la ponctuation de son souffle en sorte de ouf sans son et en fin d’une nouvelle morte.

    Suis sorti et j’ai braillé plus qu’à Cast Away.

    Quelques jours après, n’ayant ni à gauche ni à droite à faire, et le centre étant encore vide, je partais de là, le petit couple se joignant à moi, dans le désert, faire du sandboard autour d’une oasis maintenant artificielle, boire du rhum et du pisco sour non-stop avec des feuilles vierges et transparentes et, si j’étais encore capable de monter la dune, m’endormais enfin seul dans le désert.

    Mais avant de partir trop plein du bidonville, je serrai éperdue comme moi la petite Brisaïda, orpheline de sa maman momie, mais pleine aussi du sida. Lui promettant sans rien dire de revenir.

    Mais ça c’est un autre truc.

  11. Fedo Garlor says:

    Non je ne suis plus moi
    Ni ma maison ma maison
    Je demande et c’est tout
    De mourir décemment
    Sur ma couche d’acier

    - Fed G L

Laisser un commentaire

Note: Le système de commentaires vidéo de Journal d'un coopérant éprouve présentement des difficultés techniques. Pour ajouter un nouveau commentaire vidéo, il faut vous inscrire à Viddler. L'inscription est gratuite et peut se faire à partir d'ici. Merci de votre compréhension.

Je confirme avoir lu, compris les conditions d'utilisation du site avant de soumettre un commentaire.