Jour 57 : Adieu Afrique

Friday 29 January, 2010, 15h19 à Ujama | 28 commentaires »

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Du 3 décembre 2009 au 29 janvier 2010, le cinéaste Robert Morin, alias Jean-Marc Phaneuf, a diffusé sous forme de blogue les épisodes d’un film en devenir, JOURNAL D’UN COOPÉRANT. Les commentaires des blogueurs ont contribué à modifier cette fiction, qui prend l’affiche en 2010. FIN.

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Commentaires

  1. ta soeur qui t'aime says:

    Salut mon frère,
    J’ai hâte de te voir.
    Ta soeur qui t’aime encore.

  2. bobrinmo says:

    “Phaneuf “et Morin, a suivre…

  3. Babiche says:

    Jean-Marc,

    demande à ‘brisée à vie’ ce que ça donne ce genre d’amour…

    Ça prend un village pour élever un enfant et un…

  4. brisée à vie says:

    @Babiche

    Ça prend un village pour élever un enfant et un … TDC pour le briser …

    @Jean-Marc

    Je trouve que ça finit poche. Mais s’tie que je suis contente que ça finisse !

    Les premières images sur Mathilde m’ont commotionnée. Mais en voyeuse, je revenais, je me disais, mais non, il nous montre tout simplement une magnifique enfant innocente et lui offre sa piscine avec un crocodile. S’tie que je suis naïve, je savais ciboère, je savais que ce regard était malsain.

    Le plus curieux dans tout ça est que jusqu’à tout récemment, je faisais confiance aux gens. Je peux te dire que les femmes ne sont pas mieux que les hommes. J’ai perdu confiance en l’humanité. L’aide internationale, WTF. L’aide au Québec WTF.

    Si j’avais été un lièvre dans une forêt à Saint-Michel-des-Saints, je ne me serais jamais rendue à l’âge adulte. Je souffre aujourd’hui d’être encore en vie. Regarder, entendre, être une mère borderline.

    Dommage que le renard que j’ai rencontré ne m’ait pas tuée.

    Mes enfants ont un bon père. Il saura s’occuper d’eux.

  5. Clairette says:

    Trop de temps pour si peu de réalisations mais si peu de temps pour faire autant de mal.

    Le mot Amour cache parfois des vérités de l’ÊTRE , les défaillances humaines, le côté sombre d’une fausse douceur . Depuis le début je te trouve mou Jean-Marc Phaneuf, peu loquace, brouillon, mal en point, faux, “pogné”, embrouillé, méprisable,ignoble, indigne, infâme.

    Un ti-cul et un briseur de rêves d’enfants….

    Je pardonne et comprend beaucoup de choses….mais pas ça…

  6. Amystie says:

    Merci Morin pour toutes les émotions, bonnes ou mauvaises (surtout) que tu m’as fait vivre (et à plusieurs autres, à voir tout les commentaires). J’ai bien hâte de voir ton film. Qu’il soit aussi émotionnel, provoquant et accrocheur que ce blog. On t’a à l’oeil et on a des attentes! On te fais confiance.

    On se revoit à Cannes!

    P.S. L’amour est un sentiment proche de la haine. Jean-Marc Phaneuf, on l’aime autant qu’on l’haït. C’est ce qui en fait un si bon personnage.

  7. Charlie says:

    “Immobile au fond de mon abîme, j’écoutais ces harmonies frissonnantes, et le pétillement de ces cris isolés qui perçaient le chaste bruissement de l’arrière-fond sonore, et je compris alors que la raison la plus poignante de mon désespoir n’était pas l’absence de Lolita à mes côtés, mais l’absence de sa voix au coeur de cette harmonie.” V. Nabokov

    Mais c’est une enfant quasi-muette que vous avez eu la lâcheté d’aimer Monsieur Phaneuf.

  8. Catherine says:

    …”Ainsi subsistent les aurochs et les anges, tel est le secret des pigments immuables, tels sont les sonnets prophétiques, tel est le refuge de l’art. Et c’est la seule immortalité que je puisse partager avec toi, oh, ma Lolita.” V. Nabokov

    Ils seront plusieurs à t’attendre à l’aéroport Jean-Marc. Peut-être n’auras-tu pas le temps d’apprendre à écrire; mais convaincs-toi: aucune Mathilida ne s’amourachera jamais de ton oeuvre. Tu es une larve, et quand je pense à toi, je deviens catégoriquement jeanmarcidaire.

  9. Clairette says:

    Aller si loin et découvrir sa faille…ou sa folie.

    Aller si loin et détruire …là où pourtant on souffre déjà trop ou on a si peu.

    L’humain me fascinera toujours autant ….et me décevra toujours autant…

    Non Amystie ( voir plus haut) je n’aime pas Jean-Marc autant qu’il m’écoeure.

    Il disait aimer Mathilde mais jamais on n’a entendu cette enfant dire quelle aimait Jean-Marc.
    Il ne s’en préoccupait pas non plus.
    Il voulait son cadeau après lui en avoir offert plusieurs.

    Une autre belle image de l’homme blanc….toute une belle trace qu’il a laissé à Ujama.

    Un film sort bientôt ici en salle. Je lisais justement un résumé aujourd’hui: Les sept jours du Talion. La pognes-tu Jean-Marc?

  10. Justin Népais says:

    pédo à la chasse aux lagonègres…encore un bon Morin qui va faire capoter les biens-pensants…

  11. Quelle triste fin. La fillette abusée et l’homme déçu qui ne comprend pas encore à quel point il a mal agi. Le schéma typique de l’exploitation, avec la désillusion totale de part et d’autre. Pauvre Afrique. Pauvre enfance.

    J’ai adoré l’expérience de vous suivre d’épisode en épisode, de semaine en semaine. Malgré tout je regrette presque d’avoir mis l’emphase sur la beauté de Mathilde dès mon premier commentaire. C’est comme si j’avais induit la convoitise de Jean-Marc en étant moi-même séduite parce qu’il y avait de plus pur et de plus beau dans son histoire. La suite, on la connaît: le blanc arrive en Afrique, il prend ce qu’il y a de plus beau, et quitte le pays comme un voleur.

    Triste histoire.

  12. Pierre le bison says:

    À la fin, le personnage Phaneuf, ce bon petit Québécois bien intentionné face à l’aide internationale et qui s’avère être finalement un pédophile, nous met dans la situation de se positionner face à plusieurs questions : les soi-disant bonnes intentions des coopérants outre-mer, la situation de l’homme triplement oppresseur (homme, blanc, occidental riche) et la souffrance derrière le bourreau. Un peu comme pour Marc Lépine, le problème est à la fois politique et personnel : le viol détruit la vie de la victime (en l’occurrence une enfant ici) et cette exploitation sexuelle se passe en Afrique, en pays en voie de développement. Politique également car ce personnage trahit la bonne conscience occidentale de l’aide qui finalement sert d’abord et avant tout les intérêts de l’Occident.
    Autre question soulevée par Phaneuf : il a besoin d’une aide qu’il ne ressent pas avoir besoin (il ne pense donc pas au suicide). Il s’imagine avoir eu le droit d’«aimer» une enfant qui ne savait pas ce que ce mot voulait dire. Belle job en perspective pour l’éventuel thérapeute…
    À suivre

  13. peauesie says:

    Enfin…. terminé le supplice de voir le prédateur et sa proie…. l’homme peut descendre bien bas….
    Ce qui me rassure ce sont les commentaires des bloggeurs…. ça me réconforte avec la vie…. Babiche j’ai adoré tes in… la machette… c’était le meilleur bout
    et tous et chacun avec magnifiques citations…. catherine
    mais je doute de l’approche…. peut-être que JMP ou Robert Morin veut montrer comme il est facile pour un blanc… en coopérant… mais tout le monde sait que ça se passe comme ça…

    Taper : Gaza, mariage, petites filles… 12 ans et moins 450 arabes marient des enfants….

    En parler c’est important… peu importe la façon peut-être…. choisir de montrer que c’est pas chez nous c’est plus facile de passer le message… comme si ici c’est pas pareil…. je ne sais pas encore… je n’ai pas trouvé de réponses j’espère que le film saura nous apporter une forme de réponse……

  14. Sophie says:

    @peauésie:
    trop en parler ça devient aussi contre-productif: cette histoire à Gaza est complètement fausse, c’est une interprétation malhonnête (lire: propagandiste) d’images qui n’ont aucun rapport. Faites mieux vos recherches. Mais ça montre à quel point on a besoin que le mal soit incarné, loin, là-bas, à distance, pour mieux nous permettre de ne pas voir ce qu’on cache dans son propre garde-robe.

  15. Steeven Thériault says:

    Baie-Verte, 1er février 2010
    Chus content que tu t’en reviennes par icitte. L’air va être moins malsain que là-bas. Pis fais toé en pas avec toutte ton histoire avec Mathilde. Dis-toé que l’amour, c’est comme une gomme balloune: quand y a pus de jus t’a jettes, pis tu t’en prends une autre. En tout cas, c’est de même que je vois ça.
    Salut pis à bientôt.

  16. peauesie says:

    @Sophie… avant d’en parler j’ai fait la recherche… je suis désolée si ce n’est pas vrai c’est pire que de la propagande c’est une conspiration contre l’Islam…. et avant même de réécrire j’ai encore refait la recherche….. c’est à s’y méprendre totalement.

  17. Tina says:

    10
    Lorsque l’homme devient un animal, il devrait s’enfuir dans la jungle et y périr.
    Lorsque l’homme devient un animal, il devrait souffrir dans la jungle et y périr
    Lorsque l’homme devient un animal, il devrait mourir dans la jungle et en finir.
    Lorsque l’homme devient un animal, il s’enfuit, souffre, meurt, et en fini.

  18. Et J-Marc !? Est-ce une fable sur le colonialisme ton film ?
    J’vas te parler quand même à ton retour mon homme.
    Le voisin.

  19. Jean B. says:

    En voyant le patron de Jean-Marc réagir de la sorte, je me suis rappelé un film de Robin Aubert quand il a fait la Course destination monde. Il était au Viêt-Nam dans une famille qui l’avait accueilli pour lui donner à manger. Aubert avait caché sa caméra dans je ne sais pas quoi bref, il avait filmé tout le souper. À un moment donné, le père a dit aux autres membres de sa famille: «Y faut pas que le blanc soit au courant de ce qui se passe ici». Lire ici: «Je sais que j’abuse abusivement de ma fille, comme j’ai abusé de vous tous, mais il ne faut pas que vous en soufflez un seul mot à cet étranger parce qu’il va me dénoncer à la police et ce n’est pas ça que vous voulez». Encore plus inquiétant tant qu’à moi que ce nous venons de voir… Enfin, tout ça pour dire que ce journal, les jeunes filles vietnamiennes de bonne famille ou les femmes haitiennes qui se font violées la nuit parce qu’il y a des lâches qui profitent du black-out électrique dans Port-au-Prince pour assouvir leur plus bas instincts, c’est du pareil au même. Tant et aussi longtemps que les parents ne prendront pas leur rôle plus au sérieux, et qu’ils ne seront pas pleinement conscients des traces négatives et indélébiles qu’ils pourraient laisser sur l’inconscient de leur descendance, ce genre de comportement déviant continuera, malheureusement, à exister. I hope some day…

    Comme ce journal est fini, j’en profite pour dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à vous lire tous. Je crois qu’on a vécu quelque chose d’unique et j’en profite pour te remercier toi, Robert Morin, de nous avoir fait partager ton oeuvre à travers ce médium et ce, même si ça été, par moments, vraiment pénible à regarder. Mais je suis sûr que dans le fond, c’est ça que tu voulais, n’est-ce pas? Bien hâte de voir ce film en salle.

  20. n. c*** says:

    Chapeau. Même si c’était difficile et souvent confrontant, vous avez su créer un espace d’échanges stimulant. Vivement la sortie du film!

  21. Steve Gingras says:

    Vous m’avez eu Monsieur Morin. Je connaissais pas votre travail. J’avais vraiment des doutes à ce qui attrait à votre travail de technicien en électronique. Je vous dit bonjour et bonne journée.

    Steve Gingras
    Stutggart, Allemagne

  22. Denis Moris says:

    Comme d’autres, vous m’avez eu.
    J’ai cessé de venir quotidiennement, autour de la mi-janvier: je n’en pouvais plus… même si je savais être en territoire de fiction…
    Je viens donc de prendre une petite heure pour reprendre le fil, tout voir et lire. Replonger dans la fiction que je savais terminé.
    J’ai bien hâte de voir votre film.
    Vous nous avez bien eu!

  23. mex says:

    Moé ch’trouve que c’était une maudite belle histoire d’amour.

  24. Sophie says:

    C’est pas ça, de l’amour. Ça, c’est un dompage d’anxiété et d’impuissance sur une cible réticente et non consentante. Mais c’est vrai qu’on confond souvent les deux.

  25. Clairette says:

    Salut Robert

    J’aimerais bien ça aller voir le résultat final.

    J’ai vu, ce midi, dans l’horaire des rendez-vous du cinéma québécois que ça fontionnera sur invitation.

    Alors j’aimerais ça que tu m’invites et aussi ceux qui sont venus souvent écrire ici.

    C,est une bonne idée non?

    Merci d’avance…

  26. Clairette says:

    Je viens de lire la presse et ton entrevue ( samedi le 20.03.10).

    Il me semblait avoir lu en quelque part que nous avions un peu influencé certains choix que tu avais à faire durant la progression du scénario etc.

    Je viens de lire le contraire: aucun impact…

    Ben coudonc ça a été une expérience et on en fait partie.

    Je te souhaite beaucoup de succès avec ce film.

    Signé: une internaute et rien de plus

  27. Clairette says:

    Oh mille excuses!

    Je me rétracte. J’avais mal lu ou trop vite. Mon fils (étudiant en cinéma) m’a expliqué la nuance et au contraire, notre apport est bien mentionné. Merci ! Ce serait intéressant, dans quelques semaines, de savoir de quelle façon.

    Ciao!

  28. Clairette says:

    Salut Robert,

    Je viens de tomber sur une émission à Radio-Canada:Professionnels sans frontières ( épisode 9).

    Les jeunes expriment des mécontentements sur les organisations, sur ce qu’ils espéraient en vivant cette expérience qui semble très loin de la réalité à laquelle ils s’attendaient.

    Ça m’a fait repenser à ton film et je me posais cette question: As-tu eu des réactions d’ONG depuis la présentation de ton film?
    Et d’après l’expérience que tu as vécu, si on avait envie de donner du temps comme coopérant, on devrait vérifier quoi pour une meilleure action et engagement?

    Clairette

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